MANGA ARTIST LIFE – Introduction

Comment c’était, avant ?

Il y avait encore quelques années, vouloir devenir artiste professionnel indépendant était assez compliqué. Ce n’est pas une généralité, mais pour moi, ça me laissait penser qu’il n’y avait que 3 types de carrières:
– Auteur de BD/manga
– Animateur pour dessins animés
– Illustrateur

D’un côté, être juste illustrateur paraissait assez inaccessible. Pour illustrer pour des romans par exemple, ou visuels pour des produits commerciaux, etc., on a l’impression que ça ne marche qu’au piston ou au coup de chance. Pour les produits catalogués “manga” dans les supermarchés ou papeteries, qui ne s’est pas déjà dit “Mais pourquoi ?!” “Pourquoi avoir payé un illustrateur qui ne sait pas dessiner manga ?!” “Et en plus, celui-là a dû être très bien payé !”
Bref, j’ai toujours l’impression qu’on ne connaît jamais ces illustrateurs pro…

Ensuite, vous avez ceux qui travaillent dans l’animation. Métier très difficile, qui demande énormément de patience et pas forcément beaucoup de “reconnaissance” en retour. On se destine un peu à bosser en tant que “technicien” dans le style de quelqu’un d’autre. Enfin, je vous parle surtout de la vision d’un aspirant artiste pro, quand j’étais plus jeune, ça ne reflète pas forcément la réalité, bien sûr ! Quand j’étais gamin, devant la télé, devant le Club Dorothée, en regardant Dragon Ball, ça m’inspirait beaucoup et ça me donnait envie de vouloir faire des dessins animés plus tard ! Quelques années plus tard, à une époque où je commençais à me dire que je me débrouillais un peu, j’avais essayé de faire des animations par moi-même. C’était sans table lumineuse, en dessinant chaque couche par transparence via la fenêtre de ma chambre, éclairé par la lumière du soleil. Je me souvenais que c’était horrible pour les bras haha… On se dit ensuite qu’il faut passer par des écoles d’art, pas forcément données puis par des écoles d’animation. Bref, j’avais vite laissé tomber cette idée (pas les moyens financiers) !

Du coup, il ne restait plus qu’une seule voie, celle d’auteur de BD. Déjà à l’époque, tout le monde savait que ce n’était pas un métier facile, que beaucoup d’auteurs sont obligés d’avoir un ou des boulots à côté (très souvent prof d’art), que c’était dur d’en vivre. Malgré ça, ça semblait être la solution la plus accessible…

A cette époque-là (années 1990-2000), ceux qui étaient auto-didactes n’avaient que peu de ressources d’apprentissage. Je veux dire par-là, qu’il n’y avait pas encore trop internet, et encore moins de tutoriaux gratuits. On nous conseillait généralement de nous entraîner sur du nu, croquis de rue, etc. Bon, personnellement ça me gênait beaucoup, en fait je ne faisais que du recopiage et du fan art. A ce moment-là (collège-lycée), je savais que je voulais dessiner dans le style manga/anime et que le style européen ne m’intéressait déjà plus. Bon, sauf que bien sûr qu’à l’époque, les éditeurs ne proposait pas encore de mangas français.

Alors je ne dessinais plus que par passion, espérant devenir un jour artiste pro avec un style “manga”, mais ne sachant pas comment…

Et maintenant…?

“Maintenant”…?
Je dirais que beaucoup de choses ont changé pour la vie d’un artiste, dans les possibilités pour devenir professionnel !
J’ai envie de vous faire partager mon expérience et de vous faire part des quelques solutions actuelles. J’avais envie d’écrire ce genre d’articles depuis un moment, pour expliquer aux jeunes artistes “comment devenir artiste pro de nos jours”, en dehors des circuits conventionnels.
Je vais traiter plusieurs points au fur et à mesure, sur des articles que je vais essayer de poster régulièrement. Voici déjà un petit sommaire :

Partie I : les conventions “manga” (à l’international, on dit plutôt “anime conventions” comme les animes restent généralement plus populaires que les mangas)
Je vais commencer à en parler dans cet article, à la suite de ce sommaire. Je vais expliquer comment rentabiliser et faire des bénéfices éventuellement, mais aussi comment ça se passe si on veut se déplacer, aller dans des conventions à l’étranger, etc.
Partie II : Crowdfunding, comment s’en servir ?
Ça va concerner dans un premier temps les projets de crowdfunding “ponctuels” tels que Kickstarter et Ulule. Puis, de façon plus subtil, les projets de crowdfunding sur long terme, sur Patreon et Tipeee.
Partie III : Original et/ou Fan Art ?
Une question que out le monde se pose : est-ce qu’on a le droit de vendre du fan art ? Quelles sont les limites ? Est-ce que c’est si peu intéressant que ça de faire de l’original ? Comment mettre en avant ses travaux originaux.
Partie IV : Quoi produire et où ?
Lorsque l’on veut faire de l’auto-publication, participer à des conventions, bien préparer ses projets de crowdfunding, etc. il est important de savoir quoi proposer à ses potentiels, futurs et actuels fans. Et bien sûr, où trouver les imprimeurs, fabricants, etc. ?
Partie V : La vente en ligne et réseaux sociaux.
Comme le titre l’indique, je vais expliquer comment mettre ses produits disponible à la vente pour ses fans. Et puis, un peu parler des réseaux sociaux… Autant ça peut être très utile pour se faire connaître, autant ça peut constituer un piège qui vous empêchera d’avancer.
Partie VI : Les métiers possibles dans ce domaine (manga/anime/jeux).

Voici le premier article :

Cliquez sur le lien pour accéder à l’article…

Si à tout moment, vous avez des questions, n’hésitez pas à me les poser en commentaires ici, ou sur Twitter/Facebook/Instagram/email/etc.

SOMMAIRE
Manga Artist Life – Introduction
Manga Artist Life – part I – Anime Conventions 1/3
Manga Artist Life – part I – Anime Conventions 2/3
Manga Artist Life – part I – Anime Conventions 3/3
Manga Artist Life – part II – Fan Art rules
Manga Artist Life – part III – Modern Tools 1/3
Manga Artist Life – part III – Modern Tools 2/3
Manga Artist Life – part III – Modern Tools 3/3
Manga Artist Life – part IV – Fanbase & Clients
Manga Artist Life – part V – Original
Manga Artist Life – part VI – Books and Goods printing
Manga Artist Life – part VII – Notes & Conclusion